Nos activités liées à l'agriculture
Le charron, le maréchal-ferrant, le forgeron, le tonnelier, le scieur de long, le bouilleur de cru... autant de professions proches du monde paysan. De son côté, le cultivateur lui-même exerçait, bien souvent, une ou plusieurs activité(s) complémentaire(s) : bûcheron, ostréiculteur, apiculteur…

Le teillage
"Teil" ou "teilleuse", "broie" ou "braie"... qui servait à "teiller" c'est-à-dire à battre ou broyer la tige d'une plante (lin ou chanvre) pour en briser les partie ligneuses (définition du Larousse) et les séparer des fibres textiles. Cette opération appelée "teillage" ou "broyage" faisait suite au rouissage.
Outils de charron
Le cric de charron sert à lever les essieux de charrettes, tombereaux, ou autres… soit lors de la mise en place d'une roue neuve cerclée de fer après embattage, soit lors du démontage, remontage d'une roue lors du refoulage d'un bandage de fer, ayant pris du jeu…
La roulette de charron permet de mesurer la dimension d'une roue en bois afin de la recouvrir d'un cercle de métal. C'est une opération appelée l'embattage.
Merci à notre ami Joël pour sa belle (et érudite) collection.
La roulette de charron permet de mesurer la dimension d'une roue en bois afin de la recouvrir d'un cercle de métal. C'est une opération appelée l'embattage.
Merci à notre ami Joël pour sa belle (et érudite) collection.
Vannerie
Fendoirs à osier (ou fendours à oisi ou vîme en charentais) :
Ces outils en bois dur, généralement en buis, pouvaient également servir à fendre d'autres végétaux utilisés en vannerie comme le rotin, le jonc. Les brins étaient fendus en deux, trois, ou quatre éclisses, qui étaient affinées en les rabotant. Ces éclisses pouvaient également servir à faire des attaches pour les rameaux des vignes. Ou constituer la iorte (le lien) pour le fagot.
En Saintonge, (et peut être ailleurs), on trouve deux types d'osiers :
Ces outils en bois dur, généralement en buis, pouvaient également servir à fendre d'autres végétaux utilisés en vannerie comme le rotin, le jonc. Les brins étaient fendus en deux, trois, ou quatre éclisses, qui étaient affinées en les rabotant. Ces éclisses pouvaient également servir à faire des attaches pour les rameaux des vignes. Ou constituer la iorte (le lien) pour le fagot.
En Saintonge, (et peut être ailleurs), on trouve deux types d'osiers :
- le vîme, grandes tiges rouges d' un seul tenant et sans noeud utilisé plus particulièrement en vannerie,
- le ou la brette, grandes tige plus jaune, avec une multitude de branchettes ou billettes tout au long du brin principal. Ces billettes étaient utilisées pour attacher les rameaux des vignes. Autrefois,en Saintonge, il y avait un pied d'osier à chaque bout de rang de vigne, mais la machine à vendanger à tout fait disparaître, et maintenant les pieds d'osier sont devenus rares.
La Forge, le dernier salon où l'on cause
Dans le bourg de Breuillet, on fréquentait la forge du père Gailler ou celle de M. Thoreau, à la douanerie, jusque dans les années 70. Au Grallet, on connut d'abord la forge Sarry, puis celle de M. Rateau qui existait encore dans les années soixante. Nous n'avons malheureusement pas trouvé la moindre photographie de ces lieux mythiques, mais la forge saintongeaise de notre ami Joël y ressemble beaucoup. Qu'il soit remercié d'avoir su conserver et nous faire partager ces témoignages du passé.
Outre sa fonction professionnelle, la forge était le lieu de rassemblement des hommes, les jours de pluie.
Il ne faisait pas bon se trouver entre l'enclume et le marteau, tenu par les multiples outils du forgeron, sur des braises attisées par l'énorme soufflet.
Le machinisme faisait son apparition : cercleuse, perceuses.
Même s'il se rendait très souvent chez le forgeron, le paysan breuilleton avait sa petite enclume personnelle.


























