Notre jeunesse
Dès notre plus jeune âge, notre vie sociale était accompagnée par un groupe religieux. Mais dès l'adolescence, nous découvrions d'autres centres d'intérêt… Le bal nous attirait comme un aimant. Chez Dumont, puis chez Doizi, et enfin, chez Rino. Et les filles n'y allaient pas seules !
Elles se faisaient également accompagner pour danser à La Couronne de mai, sur la place du Grallet, ou au feu de la Saint Jean. En effet, les jeunes d'autrefois (comme ceux d'aujourd'hui) débordaient d'une vitalité qui ne demandait qu'à s'exprimer. Ils ne passaient pas leurs loisirs à s'abrutir devant un écran, préférant les belles et longues balades en vélo, les participations aux fêtes et spectacles.
Un vent de liberté, comme une idée du bonheur : longues balades en vélo dans la campagne breuilletonne, belle camaraderie et premières amours.
Années trente : mixtes ou non, les "cadettes" (parfois appelées "petites ailes") arborant fièrement leur cravate et leur insigne (une abeille).

1er rang (en haut) : Odette Luzinier, Georgette Sibilaud, Marcelle Duport, Janine Prou, Mme Arbouse-Bastide
2e rang : ?, Jeannette Benest, Odile Gaillot, Andrée Lys, Madeleine Guillorit
3e rang : ?, ?, Mireille Guérin, Éliane Bertin
4e rang : Lucie Prigent, Germain Prigent (?), ?, Yvette Gauvrit
La religion structurait la vie sociale.

1er rang (en haut) : ?, Henriette Gaudin (cachée), Lucie Guillorit, Janine Prou, Georgette Sibilaud, Marcelle Duport, Odile gailllot, Andrée Lys, Francine Bernard
2e rang : Marcelle Bernard, Jeannette Benest, Yvonne Samson, Odette Lusinier, Yvette Benest
3e rang : Madeleine Guillorit, Georgette Poinçon, Lily Samson, Mireille Guérin, Éliane Bertin, Gisèle Barrot, Simone Favre
4e rang (accroupies) : Renée Poinçon, Lucie Prigent, Yvette Gauvrit, Liliane Guérin, Germain Prigent (?), Marcelle Guillorit, Henriette Chalivat
Le bal
Le père de Yéyéne jouait du piston.
Les cavaliers nous emmenaient boire un coup à l'entracte. J'avais jamais le temps de finir mon verre. La musique reprenait, je descendais l'escalier à toute vitesse, car un cavalier m'attendait en bas pour la nouvelle danse promise.
Il en venait de loin, même à pied de St Augustin ou en vélo, en voiture… J'ai commencé à l'armistice. On dansait partout, avec des soldats… J'avais à peine 10 ans… (le passé joyeux) . On partait en chantant. Tout ça passait par le Billeau pour nous ramasser, même dans la neige ou le verglas, les vieux derrière qui suivaient.
On traînait tous un mort pourtant. Pendant 2 ou 3 semaines. C'était un deuil terrible. On arrêtait tout et puis on recommençait tout doucement… On était démolis… et puis petit à petit on oubliait.
Quand on me refusait d'aller danser c'était terrible… un marchandage. Il fallait être accompagnée. Souvent grand-mère se décidait, ou maman, ou André… Je dansais pour la danse ! Les copines se groupaient autour de moi dès que la musique commençait.
Le Bal à Breuillet raconté par Raymonde Durand
En 1933, les conscrits de Breuillet avaient organisé un bal (voir carton d'invitation ci-dessous). Et en 1964, ils avaient droit à une reine et à des photos dans la presse ! Les photos ci-dessous nous viennent, elles, du 4 mai 1961.
Dans les années cinquante, quelques habitants du bourg se plaignant du tapage engendré par la sortie du bal, le maire avait adressé une lettre d'avertissement au cafetier. Ce dernier s'était immédiatement adressé au Président du Conseil de l'époque, M. Mendès France, lequel avait fait redescendre l'information au Préfet qui s'était empressé de transmettre au Sous-Préfet… Puis l'huissier était intervenu, l'amende avait suivi. Tous les documents concernant cette affaire d'ampleur nationale sont consultables ci-dessous.
La Grange
Lors de son quarantième anniversaire, mais aussi après le décès de son créateur, Freddy Nicolas, La Grange avait eu les honneurs de la presse.
Le temps des copains
Sixties : des ballades en vélo aux premières sorties en bagnole, "c'est le temps de l'amour, le temps des copains et de l'aventure…" (Françoise Hardy)
Les sports
Il fallut attendre les années soixante (et même 1974 pour les filles) pour voir la jeunesse s'adonner à la pratique régulière du foot.

De gauche à droite, debouts : Joël Piaud, Jacky Hervé, Jean-Paul Orion, Francis Forgit, Jean-Claude Orion, Michel Valade, Jean-Pierre Michaud
À genoux : Michel Mercier, Jean-François Pinson, Gaston Gomet, Paul Fétiveau, Jean-Pierre Morin, Bernard Riffaud

De gauche à droite, dirigeants : Pierre Bonhomme, Claude Besson, Guy Meynet
Debouts : Élisabeth Tard, Dominique Bonhomme, Françoise Collin, Évelyne Prigent, Valérie Robert
À genoux : Guylaine Meynet, Catherine Michaud, Nicole Menenteau, Jocelyne Dupré, Carole Bonhomme, Roselyne Vattolo
Dans les années soixante, Breuillet avait ses champions cyclistes !

Mais dès les années trente, de vaillants concitoyens se lançaient sur les routes et montaient (sans dérailleur) le Tourmalet.
Départ sur la plage de Nauzan, celle des Breuilletons, et première étape sur le pont de Riscle :
Après les derniers lacets du Tourmalet, la pose (et la pause) au sommet avant d'aller faire leur cirque à Gavarnie :




























































