NOTRE GUERRE 14-18
Les 2 photos qui encadrent ce texte offrent un raccourci de ce que furent ces années sanglantes. À gauche, un Breuilleton pose au milieu de ses camarades de combat ; à droite, un Breuilleton se recueille, à Verdun, sur la tombe de ses copains.
Un simple regard sur le monument aux morts de Breuillet donne une idée du tribut payé par notre commune, à cette sinistre boucherie. Et malheureusement, il en va de même dans toutes les communes. Pourtant, on faisait preuve d'un patriotisme à toute épreuve comme le montre ce témoignage de Marcelle Machefert.
Dans ses "mémoires", Yvonne Roullin évoque elle aussi cette triste époque.
Un de nos concitoyens fut même victime d'une erreur judiciaire et fusillé "pour l'exemple" ; il ne fut réhabilité qu'en 1935. Vous pouvez lire un dossier complet sur cette triste affaire (appelée "l'affaire des sacs"). Vous pouvez également lire un article de Sud Ouest consacré à ce drame.
Et parmi les Breuilletons qui survécurent, plusieurs conservèrent toute leur vie, les graves séquelles des gaz auxquels ils avaient été soumis dans les tranchées. Voir aussi un livret militaire de 1896.
Du 31 août 1914 au 1er janvier 1916, l'école publique de Breuillet (face à la place) fut transformée en hôpital militaire temporaire de la 18ème RM pour "blessés légers". C'était une annexe de l'HA numéro109 de Saujon, d'une capacité de 55 lits, gérée par l'Union des Femmes de France. Plusieurs Breuilletonnes y furent infirmières. Vous pouvez voir le "cahier d'ambulance" d'une de ces infirmières, et l'exemple d'un menu servi aux blessés, extrait d'un "carnet de cuisine".
Le champ de foire vit alors d'importantes cérémonies
Infirmières et leurs blessés
Breuilletons sur le front
Garde-champêtre et grand gazé
En dépit des horreurs, on se faisait photographier : le costume était si beau...