Notre dernière guerre (39-45)
La dernière… c'est vite dit ! Mieux vaudrait écrire "la dernière sur notre sol" ; les plus pessimistes diront même "la dernière pour l'instant". Comme l'ensemble des Français, les Breuilletons qui ont survécu à cette période, en ont souffert moralement et physiquement.
Il a fallu subir la défaite, le départ des nôtres vers les stalags, l'occupation de notre sol, les arrestations, la déportation, les camps de la mort… l'horreur !
Quinze Breuilletons qui ont connu cette douloureuse époque témoignent sur le dernier DVD publié par l'association Vivre à Breuillet et réalisé par Jacques Machefert : Mémoire Breuilletonne 2, un village sous l'occupation.
Quinze Breuilletons qui ont connu cette douloureuse époque témoignent sur le dernier DVD publié par l'association Vivre à Breuillet et réalisé par Jacques Machefert : Mémoire Breuilletonne 2, un village sous l'occupation.

1941, 1942 : des Breuilletons sont prisonniers en Allemagne. Plusieurs d'entre eux travaillent dans des fermes.
Dans l'extrait ci-dessous, tiré d'un entretien disponible dans son intégralité sur YouTube, Lili évoque sa vie et notamment sa jeunesse sous l'occupation allemande :
Après la défaite de 1940, certains hommes sont démobilisés. D'autres sont retenus en Allemagne. Leurs femmes — en dépit des privations — envoient des colis. Elles organisaient également des tombolas au profit des prisonniers. Et… il faut toujours s'occuper des enfants, les nourrir, les habiller…
L'occupant s'installe… jusque dans nos maisons où il retrouve parfois des réflexes familiaux bien naturels. Cependant, il réquisitionne les logements, les armes, les véhicules, la nourriture… il impose le travail obligatoire.
Documents datant de la période de l'occupation allemande :
- Une carte d'alimentation (maintenue après l'occupation)
- Une carte postale au temps de la censure (1941)
- Une publicité (1942) pour le gazogène
- Une lettre au Père Noël en 1940 (on y croyait encore ?)
Résistant, fait prisonnier le 19 novembre 1943 lors d'un combat à Montmelard, fusillé le 1er février 1944, Jean Michenot, fils de notre maire, Daniel Michenot, repose au Grallet.
Jean Priam-Doizi, déporté à Buchenwald en juillet 1944, nous laisse un poignant témoignage.
La poche de Royan
Au plus fort des combats, un Breuilleton porta secours à un aviateur américain et reçut ce diplôme signé du Président Eisenhower. Ci-dessous, son témoignage.
La poche de Royan : Yvonne Roullin témoigne.
Le bombardement de Royan
Après le bombardement de Royan, le 5 janvier 1945, des Breuilletons ont participé aux opérations de sauvetage et de déblaiement.
Après le cauchemar
Pendant plusieurs mois, le danger est encore partout : les enfants jouent avec les explosifs.
Après la guerre, de nombreux Breuilletons participèrent activement à la reconstruction de Royan. Ce fut le cas de notre concitoyen Paul Richard que l'on peut voir sur trois photos de la construction du marché.
Pour en savoir plus sur cette époque, consultez la rubrique Un peu d'histoire, issue du magazine Vivre à Breuillet :
Le DVD Mémoire Breuilletonne 2, un village sous l'occupation est disponible auprès de l'association Vivre à Breuillet, 65 rue du Centre, 17920 Breuillet. Des extraits du film sont disponibles sur notre site :




































































